
Le principal canal de commercialisation était Instagram, qui est également une sorte d’«habitat naturel» pour le groupe cible.
L'utilisation de ces canaux s'est avérée très efficace en termes d'engagement et de portée avec plus de 11 millions de vues pour la série.
Comment votre public a-t-il réagi à ce projet?
Nous craignions les réactions négatives, car le journal est une sorte d’«institution» à part entière, et son adaptation comporte un certain risque. Mais nous avons été très heureux de voir les 99% de réactions positives et de commentaires, à la fois dans la presse et parmi les téléspectateurs.
Nous avons lancé le projet lors du premier confinement aux Pays-Bas. Ce n'était pas prévu de cette façon, mais cela a rendu le projet encore plus accessible aux jeunes qu'il ne l'aurait été dans des circonstances normales. Bien qu’il existe bien sûr une grande différence entre un confinement et la situation d’Anne qui se cache des persécutions, nous encourageons les discussions entre les jeunes sur ce sujet, qui se produisent dans les commentaires YouTube.
Qu'avez-vous appris sur le travail avec le patrimoine culturel numérique de ce projet?
Nous avons appris que les médias modernes comme YouTube et Instagram peuvent créer de nouveaux points d'entrée pour nous permettre de communiquer avec le public.
La série a encouragé les gens à visiter la maison d'Anne Frank. Peu de temps après la sortie, à l’été 2020, d’autres familles (néerlandaises) ont visité le musée, beaucoup d’entre elles parce que les enfants ont convaincu leurs parents de visiter la cachette d’Anne.
Plus loin, nous avons vu une popularité inattendue dans certains pays comme le Brésil et l'Inde, et nous pensons que nous pourrions élargir la portée. Nous avons utilisé des sous-titres mais envisageons de doubler la série en anglais pour une portée plus large.
Quelle différence le fait de remporter un prix comme celui-ci fait-il pour votre projet / futur travail?
Nous avons été surpris de remporter ce prix, car l'idée d'un journal vidéo semblait si évidente. Gagner a vraiment renforcé notre conviction que la recherche de nouvelles façons innovantes de raconter une «ancienne» histoire contribue à mobiliser de nouveaux publics. C'est important d'un point de vue patrimonial, sociétal et historique.
